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Quand les véhicules électriques deviennent la cible d’extrémistes écolos dans les rues de Rouen

Rouen, ville paisible au cadre urbain agréable, a récemment été le théâtre d'un incident singulier. Un propriétaire de Renault Mégane électrique, résident de la ville, a fait une découverte troublante un matin : ses pneus crevés et un message énigmatique laissé par des individus se présentant comme des militants écologistes. "Ce n’est pas vous le problème, c’est votre voiture" était le contenu du message, déposé sur le pare-brise du véhicule.

Cet épisode soulève des questions profondes sur la compréhension de la mobilité électrique, le militantisme environnemental et la manière dont ces deux éléments se croisent parfois de manière inattendue.

L'ironie d'une attaque écologiste contre une voiture électrique

Le protagoniste malheureux de cette histoire, M. Jean-Marc Deverre, propriétaire de la Mégane électrique, a partagé sa perplexité face à cet incident.

Ironiquement, son choix de véhicule, exempt d'émissions de CO2 et de particules fines, a été la cible d'une attaque que l'on aurait pu penser réservée aux émetteurs de gaz nocifs. Cela soulève inévitablement des questions sur la manière dont les véhicules électriques sont perçus, même au sein de cercles se revendiquant écologistes.

Les limites du symbolisme dans le militantisme environnemental

Le message laissé sur le pare-brise, "Ce n’est pas vous le problème, c’est votre voiture," semble exprimer une volonté de symboliser la responsabilité environnementale liée au choix de véhicule. Cependant, cette approche souligne également les défis du militantisme qui, parfois, peut manquer de nuance ou basculer dans une forme d'extrémisme bête et méchant. Les militants, dans leur quête de sens, semblent avoir omis de reconnaître la contribution positive d'un choix individuel pour la mobilité électrique. Le message agressif et insultant était le suivant:

ALERTE : VOUS ETES VICTIME D'IDIOTIE

Ce n'est pas vous le problème, c'est votre voiture!

53,5% de la pollution issue du secteur routier en France vient de nos voitures personnelles: (source : Citepa, rapport Secten, juillet 2021)

A quoi ça sert d'avoir un gros gamos quand on peut faire du vélo ou profiter des transports en commun? Ou alors, vous pouvez opter pour le covoiturage et les voitures de seconde ou troisième main. Des bisous, soyez sages.

P.S.: on vous pourri votre journée, vous condamnez notre vie

Le mot "Gamos" est un terme d'argot désignant une voiture haut de gamme. On note au passage que ces pseudos militants se permettent d'insulter les propriétaires des véhicules dont ils crèvent les pneus, en les traitant d'idiots, et affichent fièrement la volonté de ruiner leur journée. Rappelons que, dans le cas présent, l'émission de fumée et les "Beurk Beurk" sur le tract laissent à penser que la personne ayant crevé les pneus n'est pas capable de distinguer une voiture thermique d'une voiture électrique, il y a du niveau chez les écolos...

La destruction, l'agressivité et les insultes ne sont assurément pas des méthodes acceptables, quelle que puisse être la noblesse de la cause mise en avant.

Des actes de délinquance tombant sous le coup de la loi

Les individus qui ont délibérément crevé les pneus de la voiture électrique à Rouen ne peuvent être décrits que comme de véritables délinquants, ayant franchi la ligne rouge de la légalité. Cet acte constitue une violation flagrante de la propriété privée et va à l'encontre des principes fondamentaux du vivre-ensemble. Selon le code pénal français, de tels actes de vandalisme sont passibles de sanctions sévères, et ceux qui s'adonnent à de telles pratiques peuvent être poursuivis en justice. La loi est claire en matière de dégradations volontaires, et elle vise à protéger les biens individuels ainsi que la tranquillité publique. L'incident à Rouen souligne l'importance de faire respecter la loi pour garantir un environnement sécurisé et respectueux des droits de chacun.

Une réflexion sur la perception des véhicules "Propres"

Ce cas inhabituel met en lumière la nécessité d'une compréhension plus approfondie des choix de mobilité, en particulier en ce qui concerne les véhicules électriques. Alors que ces derniers sont souvent présentés comme des solutions vertueuses dans la lutte contre le changement climatique, l'incident de Rouen souligne que tous les acteurs de l'écologie ne partagent pas nécessairement cette vision.

Les conséquences inattendues du militantisme environnemental

Outre la surprise et l'incompréhension, cet incident soulève la question des conséquences imprévues du militantisme environnemental. Alors que les militants espéraient probablement sensibiliser à leur cause, l'effet semble avoir été plutôt l'inverse. Ils passent pour des délinquants, destructeurs et agressifs, incapables de distinguer voiture thermique et voiture électrique. La déception de M. Deverre face à cet acte délibéré dénote une rupture de communication, voire un malentendu profond, entre les prétendues actions militantes et la réalité des choix individuels en faveur de l'environnement.

Un appel à la compréhension mutuelle

L'affaire de la Mégane électrique aux roues crevées de Rouen, bien qu'atypique, offre une occasion de réfléchir sur la nécessité d'une communication plus ouverte et compréhensive dans le dialogue environnemental. Plutôt que des attaques symboliques, un échange constructif sur les choix de mobilité et les solutions réelles pourrait être plus fructueux pour la cause écologiste. Cette histoire insolite devrait rappeler que la transition vers un mode de vie plus respectueux de l'environnement nécessite un dialogue ouvert et respectueux entre tous les acteurs. Crever des pneus n'est certainement pas la bonne méthode, ces délinquants méritent simplement un séjour en garde à vue afin de leur rappeler la loi et calmer leurs ardeurs.

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