Meta

L’Audi Q8 50 TDI de 286 chevaux QUATTRO à l’essai

Sur les routes d’Europe depuis juillet 2018, l’Audi Q8 a eu le temps de faire ses preuves. 6 mois après le début de sa commercialisation, l’heure est au bilan. Apparemment, l’année 2018 s’est terminée sur de bonnes notes puisque le SUV coupé a su défier toutes les concurrentes pour s’imposer sur le segment. Bilan positif ? Les chiffres nous le diront.

De nouvelles dimensions

Il semblerait que le designer ait eu la main légère en ce qui concerne les dimensions. Sa longueur est en effet de 4,99 mètres ; il ne faut pas grand-chose pour atteindre les 5,05 m de l’Audi Q7 dont la plateforme a servi de base. Pendant ce temps, la BMW X6 est bien loin derrière avec ses 4,81 mètres et la Mercedes GLE Coupé.

Le plus impressionnant, c’est sa largeur. Avec 2,00 mètres, elle égale tout juste la Mercedes GLE Coupé tout en surpassant de peu la BMW X6. En termes de hauteur, la Q8 est entre deux feux avec ses 1,71 m. C’est à cette hauteur qu’elle doit son qualificatif de SUV coupé après tout. Par contre, pour l’empattement, le SUV coupé monte jusqu’à 3 mètres pour un poids général à vide de 2 145 kg.

Quant au coffre, il est malheureusement moins grand que celui de la Q7 avec ses 605 litres de capacité. Lorsque la banquette est rabattue, le volume du coffre peut passer à 1 755 litres. Malgré tout, pour un SUV coupé, cela reste tout à fait raisonnable.

Un SUV coupé en toute exubérance

À la sortie du SUV coupé d’Audi signé Q8, il était considéré comme le dernier de la classe. Pourtant, il semblerait que cette patience ait payé, puisque face à une certaine BMW X6, de 10 ans son aînée ou une Mercedes GLE Coupé, le moins qu’on puisse dire est que l’Audi Q8 a l’avantage de la fraîcheur et de la jeunesse.

Esthétiquement, le constructeur allemand a mis les petits plats dans les grands. Visuellement, l’Audi Q8 arbore un dynamisme hors norme, qui la rapproche davantage de l’Audi Q7 Coupé 5 portes.

Elle a tout de même pour elle certains détails uniques, notamment grâce à une ligne de caisse prononcée et un hayon très incliné. Ce sont là deux spécificités qui la rendent plus enjouée que la BMW X6. C’est sans compter sur sa calandre octogonale qui achève de marquer sa sportivité.

Un habitacle qui marque l’unicité

Si Audi a tenu à donner le ton de la différence dès les lignes extérieures, le constructeur allemand nous laisse tout de même quelque peu mitigé, jusqu’à ce qu’on entre dans l’habitacle. Une fois à l’intérieur, plus aucun amalgame n’est encore possible, puisque c’est là qu’on retrouve toute la personnalité de l’Audi Q8.

Avec son habitacle, elle creuse d’emblée l’écart avec la Q7 en faisant preuve de plus de modernité. La planche de bord rutilante emprunte à l’Audi A8 son double écran tactile placé au centre. Si l’écran du haut intègre toute l’instrumentalisation multimédia ainsi que les aides à la conduite, les réglages de la climatisation, eux, sont accessibles depuis l’écran du bas.

Ainsi, Audi dépouille la planche de bord des touches physiques pour du tactile. La molette de la commande d’allumage des feux n’y a pas non plus échappé. D’ailleurs, un écran tactile a été également installé à l’arrière pour que les passagers puissent régler eux-mêmes leur climatisation.

Le confort à tous les temps

La Q8, qui est d’emblée présentée comme une version à 5 places, offre un très bon niveau de confort avec sa suspension pneumatique et les 4 roues motrices. Quant aux roues, elles sont équipées de jantes de 22 pouces dont la hauteur de flan contribue, aussi, à maintenir un bon niveau de confort.

Les passagers arrière peuvent profiter d’une banquette coulissante en 2/3 -1/3. Avec une largeur de 2 mètres, il y a assez d’espace autant pour les passagers à l’arrière que pour les passagers à l’avant.

Une motorisation à la hauteur du monstre

Le SUV coupé Q8 d’Audi profite tout de même d’une motorisation de roi. En effet, on retrouve sous son capot un moteur de 6 cylindres en V de 3 litres. Celui-ci est capable de développer une puissance de 286 chevaux disponibles dès 2 967 tr.min.

Pour de fins connaisseurs des modèles de la marque, la corrélation avec la motorisation de l’Audi A8 est vite faite. Par contre, le couple, lui, est estimé à 620 Nm à partir de 2 250 tr/min.

Ce véhicule se veut un modèle tout terrain grâce à ses 4 roues motrices fondées sur la technologie QUATTRO. Il profite également d’une boîte à vitesse automatique Tiptronic à 8 rapports. La vitesse maximale, elle, est limitée à 245 km/h, tandis que l’accélération de 0 à 100 km/h se fait en 6,30 secondes.

Pour ce qui est de la consommation, en conduite urbaine, elle est de 7,3 L/100 km alors qu’en extra urbain, elle baisse à 6,5 L/100 km. Ce qui équivaut à une consommation en conduite mixte de 6,8 L/100 km.

Audi Q8 50 TDI à l’essai

Plusieurs détails interpellent au démarrage du SUV coupé. D’abord, le constructeur allemand aux anneaux promet une insonorisation parfaite. La promesse est tenue, puisqu’à l’intérieur, on est très bien protégé de la route.

Par contre, la sonorité du moteur un tantinet trop sobre pour les amoureux de ronronnement féroce. Pour un diesel, difficile d’en espérer plus. C’est un défaut bien compensé par la propulsion du couple du moteur qui en fait une voiture à la conduite très exubérante. Grâce à cela, on ressent à peine son poids de plus de 2 tonnes.

Ensuite, sur la route comme sur l’autoroute, l’Audi Q8 50 TDI a un comportement très posé. Cela est essentiellement le fait de sa transmission à 4 roues motrices, mais également à sa suspension. C’est sans compter sur le niveau assez bas du châssis qui contribue aussi pleinement à préserver le niveau de confort.

Enfin, en situation de conduite, le concours de la direction et de la boîte de vitesse rend l’auto très maniable. Elle se montre très agile, notamment dans les virages en dépit de son poids. Ce qui d’emblée reste louable.

Bilan

Les points positifs de cet essai sont le design, le confort et l’instrumentalisation de l’Audi Q8 50 TDI. C’est aussi un SUV avec un très bon comportement sur la route. Par contre, il se montre un peu trop candide pour les habitués de sensations fortes.

Pas de commentaire.

Ajouter un commentaire